IV)
LA CARRIERE DE M.C.U.-P.H.
Il
s'agit de fonctionnaires titulaires, qui ont devant
eux une carrière comportant trois classes
:
une deuxième classe en trois échelons,
une première classe de six échelons,
une hors-classe de 6 échelons (accessible
après avoir atteint le 4 eme échelon
de la 1 ere classe et avec 5 ans d'ancienneté
au minimum dans le corps).
Du
point de vue financier, les indices de fin de
carrière des M.C.U.-P.H. recoupent largement
ceux des P.U.-P.H. en début de carrière.
A titre indicatif et provisoire, le traitement
universitaire mensuel brut (traitement principal
seul) se situe dans une fourchette allant en 2008
de l'ordre de 2.100 à 4.400 € (au
sommet de l'échelle-lettre du 6 ème
échelon de la hors-classe).
1/
RECRUTEMENT : QUI PEUT CONCOURIR ?
La
procédure commence par la publication au
J.O. des emplois vacants (cf. infra : 3/
).
Ensuite,
une première phase est réservée
aux mutations. En effet, tout M.C.U.-P.H. peut
demander sa mutation s'il est en fonction depuis
plus de 3 ans dans le même C.H.U. La mutation
est alors prononcée par le Ministre de
la Santé et celui de l'Education Nationale
après avis favorable du Conseil de l'U.F.R.
et de la C.M.E. du nouveau lieu d'affectation.
Dans le cas où la mutation est demandée
avant trois ans de fonction dans le même
C.H.U., elle ne pourra s'obtenir qu'après
accord du Directeur de l'U.F.R. et du Directeur
Général du C.H.R. où les
candidats sont affectés, accord donné
après avis favorable des deux instances
précitées.
Hors
mutation, lors de la deuxième phase, l'accès
à un poste de M.C.U.-P.H. est dans chaque
discipline conditionné par le succès
à des concours nationaux qui sont de deux
types.
Aux
termes de l'article 48 du décret 84-135
du 24 Février 1984 modifié, peuvent
faire acte de candidature aux concours de M.C.U.-P.H.
:
-
Concours de type I - Les A.H.U. et anciens A.H.U.
de moins de 45 ans au 1er janvier de l'année
du concours (disposition actuellement en débat),
les P.H.U. et les P.H. doivent être en fonction
depuis au moins un an et être titulaire
d'un diplôme d'études et de recherches
en biologie humaine (DERBH) ou d'un diplôme
d'études approfondies (D.E.A.) ou Master
2 ou d'un doctorat d'Etat en biologie humaine
ou d'un diplôme admis en équivalence.
-
Concours de type II - Les candidats n'appartenant
pas aux catégories ci-dessus et titulaires
d'un doctorat d'Etat ou du doctorat d'Université
ou d'un doctorat de troisième cycle ou
d'un diplôme de docteur ingénieur
ou d'un diplôme étranger admis en
équivalence. Le nombre de postes est plus
limité (au plus un tiers des emplois mis
au recrutement).
Il
est à noter que les emplois de M.C.U.-P.H.
en Biophysique, discipline biologique, n'exigent
pas la qualité de Docteur en Médecine.
Noter encore que les deux types de concours sont
mutuellement exclusifs.
Quel
que soit le type de concours, les candidats doivent
adresser, outre les pièces justificatives
établissant qu'ils remplissent bien les
conditions de candidatures (diplômes notamment)
un exposé détaillé de leurs
titres et travaux au Bureau des concours dont
ils dépendent.
Les
candidatures sont alors examinées, selon
des procédures précisées
au décret 84-135 (article 52 notamment)
par les sections compétentes du C.N.U.
La sous-section 43-01 du C.N.U. « Biophysique
et Médecine Nucléaire »
est l'instance nationale qui examine les candidatures
hospitalo-universitaires pour notre discipline.
Elle dispose de l'exposé détaillé
des titres et travaux du candidat et statue après
audition de deux rapporteurs (rapport écrit
déposé, appréciant les titres
universitaires, travaux de recherches, fonctions
d'enseignement, services hospitaliers rendus).
Une présentation orale des travaux du candidat
suivie d'une discussion avec les membres du jury
est également inscrite dans les textes,
de même qu'un exposé « destiné
à évaluer les aptitudes didactiques
du candidat sur un thème fixé par
le jury en rapport avec ses travaux personnels ».
Le jury transmet ensuite au Ministère la
liste par ordre alphabétique des candidats
admis. Ceux-ci peuvent être au maximum en
nombre égal aux postes à pourvoir
plus deux.
Chaque
candidat porté sur la liste peut postuler
à un ou plusieurs emplois. Les candidatures
sont examinées par les Conseils des U.F.R.
et les C.M.E. concernés qui transmettent
à leur tour leur avis aux Ministères
(respectivement de l'Education Nationale et de
la Santé). Il appartient ensuite aux Ministres
de procéder conjointement aux nominations
en tenant compte éventuellement (ils n'y
sont en rien obligés, mais c'est le cas
général) des avis formulés.
Si
un premier tour ne remplit pas les postes offerts,
un deuxième tour de nominations a lieu.
Le
cas des M.C.U.-P.H. Associés est examiné
avec celui des P.U.-P.H. Associés (VI.2).
2/
DEROULEMENT DE CARRIERE
Les
M.C.U.-P.H. sont tout d'abord nommés en
qualité de « stagiaires »
pendant un an. Ce n'est pas forcément une
simple formalité car il peut arriver qu'à
l'issue de ce délai, des problèmes
se soient révélés, par exemple
avec le Chef du Service d'accueil. De toutes façons,
ce dernier adresse sur le stage effectué
un rapport détaillé au Conseil de
Gestion de l'U.F.R. et à la C.M.E. qui
statuent avec voix consultative.
Le
stagiaire est ensuite soit titularisé (cas
le plus fréquent), soit "admis à
effectuer une dernière année de
stage, soit réintégré dans
son corps d'origine, soit licencié"
(art. 54 du décret 84 135 du 24 février
1984).
Pour
les M.C.U.-P.H. titulaires, la carrière
est ensuite marquée, comme c'est classique
dans la fonction publique, par un avancement à
l'ancienneté ou au choix (dans ce dernier
cas, sur présentation de dossiers de titres
et travaux à la section compétente
du C.N.U.).
Rappelons
qu'un M.C.U.-P.H. est avant tout un salarié
de l'Education Nationale, puisqu'il ne touche
qu'une indemnité de la part de son administration
hospitalière . Par ailleurs, les promotions
universitaires sont distinctes des avancements
hospitaliers qui ne se font qu'à l'ancienneté.Signalons
toutefois que des dispositions récentes
ont été prises pour remédier
à l’absence de retraite sur la part
hospitalière des hospitalo-universitaires.
Depuis 2007, l’employeur participe à
un plan épargne retraite par point souscrit
volontairement par le MCU-PH (il s’agit
de contrats répondant à des critères
bien précis). Sa participation est plafonnée
à 5 % des émoluments hospitaliers
annuels et elle est soumise à la production
d’un justificatif des versements effectués
par le praticien. (décret 2007-527 d’application
de la loi 2006-640, article 112)
Comme
déjà indiqué, le corps des
M.C.U.-P.H. comprend trois catégories,
la seconde et la première classes et une
hors-classe. Chaque classe comporte plusieurs
échelons, trois pour la seconde, six pour
la première et six pour la hors-classe.
Les
changements d'échelon ne se font qu'à
l'ancienneté, jamais au choix.
En
revanche le changement de classe est contingenté,
cela veut dire qu'il n'est pas automatique et
que le C.N.U. aura à se prononcer sur son
bien-fondé. Dès l'instant où
vous accéderez au 2ème échelon
de la 2nde classe, votre administration vous fera
parvenir les imprimés à remplir
pour demander votre passage en 1ière classe.
De même, la demande de passage à
la hors-classe n'est recevable que si le candidat
est au 4ème échelon de la 1ère
classe. Pour ces choix, il est conseillé
de fournir un dossier nettement plus complet que
le simple imprimé administratif, reprenant
pour le passage à la hors-classe l’ensemble
de la carrière.
Votre
demande sera d'abord présentée au
Conseil restreint de l'U.F.R., amené à
émettre un avis (favorable ou défavorable)
qui sera transmis au C.N.U..
Les
promotions se déroulent selon le tableau
suivant :
Avancement
: Ancienneté
minimum requise dans le niveau actuel
2ème
classe:
Du
1er au 2ème échelon 2
ans
Du
2ème au 3ème échelon 2
ans et 10 mois
1ère
classe :
Du
1er au 2ème échelon 2
ans et 10 mois
Du
2ème au 3ème échelon 2
ans et 10 mois
Du
3ème au 4ème échelon 3
ans et 6 mois
Du
4ème au 5ème échelon 2
ans et 10 mois
Du
5ème au 6ème échelon 2
ans et 10 mois
Hors
classe:
Du
1er au 2ème échelon 1
an
Du
2ème au 3ème échelon 1
an
Du
3ème au 4ème échelon 1
an
Du
4ème au 5ème échelon 1
an
Du
5ème au 6ème échelon 5
ans
Votre
dossier et l'avis du conseil d'U.F.R. seront ensuite
communiqués aux rapporteurs, un membre
rang B du C.N.U. défendra votre dossier
lors de la session des promotions. Les critères
retenus portent principalement sur les activités
du candidat depuis sa nomination, non sur ses
titres ou travaux antérieurs. Votre promotion
vous sera signifiée par le service du personnel
de votre Faculté.
Remarques
:
Il faut considérer le tableau ci-dessus
avec soin et savoir que l'avancement, même
au choix, dépend d'une certaine ancienneté
dans le grade comme de la qualité des titres
et travaux exposés. Sauf conditions exceptionnelles,
il convient de ne pas encomber inconsidérément
le C.N.U. par des demandes prématurées.
Par exemple, il est expressément prévu
que les promotions à la première
classe ne concernent que les M.C.U-P.H. ayant
atteint au moins le 2ème échelon
de la 2ème classe. De même, la promotion
à la "hors-classe" (dont l'effectif
ne peut d'après les textes dépasser
8% du total du corps), ne peut concerner qu'un
M.C.U.-P.H. parvenu au 4ème échelon
de la 1ère classe, ayant accompli au moins
5 ans de services et s'étant remarquablement
distingué.
Ceci dit, la carrière de M.C.U.-P.H. comporte
des émoluments dont le montant est supérieur
en fin de carrière à ceux des P.U.-P.H.
durant les années qui suivent leur nomination.
Ils exercent des responsabilités qui peuvent
être très importantes. Il s'agit
donc, non pas d'une simple antichambre en attendant
d'être nommé rang A, mais d'une véritable
carrière de titulaire hospitalo-universitaire
de haut rang.
3/
LES ETAPES DE LA NOMINATION
Il
ne suffit pas d'être candidat, encore faut-il
qu'un poste ait été mis au recrutement
!
Et
pour cela, au moins que sa demande ait été
effectuée. S'agissant d'un emploi hospitalier
et universitaire cette demande est faite conjointement
par le responsable universitaire et par celui
du service hospitalier concerné. Ces demandes
sont distinctes, les deux composantes du poste
pouvant dépendre de responsables différents.
Les
demandes sont examinées par les Commissions
des Effectifs respectives (Faculté et Hôpital).
Même s'il est d'usage que la demande de
poste soit anonyme, les commissions seront de
fait informées du nom du candidat pressenti,
elles examineront le dossier (cf. infra :
le dossier) et entendront l'avis d'un ou de plusieurs
rapporteurs (cf. infra : les rapporteurs).
Outre
les caractéristiques scientifiques et humaines
du candidat, seront pris en compte les projets
pédagogiques et médicaux locaux,
la situation et les effectifs de la discipline
pour la Faculté, l'activité du service
hospitalier et surtout l'existence d'un poste
budgétaire M.C.U.-P.H. vacant par promotion
au rang de P.U.-P.H. de son titulaire ou par son
départ à la retraite, ou encore,
très exceptionnellement de la création
d’un poste fléché. Il n'est
pas indispensable que le poste provienne de la
même discipline, mais le redéploiement
d'un poste sous-entend négociation entre
les différentes disciplines concernées
et le Doyen.
Si
la discipline ne peut disposer d'un poste libre
de M.C.U.-P.H., l'échange du poste d'A.H.U.
pour favoriser un redéploiement d'un poste
M.C.U.-P.H. peut être demandé auprès
de la Faculté et de la C.M.E.. Cette disposition,
apparemment confortable, est en réalité
restreinte du fait d'un plus grand nombre de poste
de M.C.U. sur ceux d'A.H.U..
Il
est essentiel de savoir que les instances (Conseil
de Faculté et C.M.E.) examinent les demandes
toutes disciplines confondues et les classent
obligatoirement par priorité.
Une
Commission Paritaire à laquelle participent
les instances universitaires et hospitalières
se charge ensuite d'établir l'adéquation
entre les différents classements et transmet
la liste des demandes aux deux Ministères
de tutelle (Enseignement Supérieur et Santé).
Cette étape se déroule habituellement
en septembre (révision des effectifs).
Une
fois l'attribution décidée par le
Ministère, les emplois disponibles sont
publiés au Journal Officiel.
Un
M.C.U.-P.H. déjà en place dans un
autre établissement et appartenant à
la même discipline peut demander alors sa
mutation sur ce poste. Il lui faudra obtenir l'accord
du Conseil d'U.F.R. et de la C.M.E de l’établissement
d’accueil.
Si
le poste n'est pas pris au tour de mutation, un
concours de recrutement est alors ouvert et publié
au J.O. C'est à ce moment qu'est définitivement
connu le type de concours (I ou II) auquel est
rattaché le poste. Il faut alors que le
candidat dépose un dossier en plusieurs
exemplaires destinés aux membres du jury
du C.N.U., dont deux dossiers complets pour les
rapporteurs (cf. infra : les rapporteurs). Rappelons
qu'aux termes de la loi, seuls les candidats satisfaisant
les conditions administratives pour un type donné
de concours peuvent s'y présenter.
Ce
parcours du combattant n'a rien de spécifique :
il s'applique à toutes les demandes de
postes hospitaliers et universitaires.
4/
LA PRE-AUDITION DU CNU
Du fait du fonctionnement des instances universitaires
et hospitalières qui vient d’être
décrit, le CNU de Biophysique ne peut jouer
pleinement son rôle qu’à condition
de connaître les candidats en amont des
décisions des conseils de faculté
et d’hôpital. C’est pourquoi
une pré-audition des candidats pressentis
a été mise en place en 2007. Le
candidat doit s’y présenter à
l’automne précédant la révision
des effectifs où se fera la demande de
poste. Le CNU peut ainsi accompagner les équipes
dans leur prospective d’emploi, assister
les candidats dans leurs choix de formation ou
d’insertion dans une équipe de recherche
et identifier très tôt les problèmes
éventuels.
L’identification des candidats deux ans
avant leur nomination peut être plus difficile
pour les MCU. Les chefs de service sont invités
à ne pas hésiter à présenter
des candidats, même en l’absence de
certitude sur l’ouverture des postes.
La pré-audition se veut « informelle
». Chaque candidat est invité à
présenter, en 10 mn et en format powerpoint,
son profil et la situation locale. La présence
de son « patron » est vivement souhaitée
pour la discussion qui suit cette présentation.
Les collègues biophysiciens qui souhaitent
assister à cette pré-audition sont
les bienvenus, même s’ils ne sont
pas candidats ou ne présentent pas un candidat
cette année là.
5)
LE DOSSIER
Nécessaire
à plusieurs des étapes que nous
venons de présenter, le dossier doit donc
être préparé plus d'un an
avant le concours proprement dit. Sa rédaction
est laissée à la libre initiative
du candidat, mais quelques règles de base
facilitant le travail des rapporteurs méritent
d'être recommandées, voire suivies.
En
premier, le candidat présente son état
civil, il énumère ensuite dans l'ordre
chronologique d'une part les titres et les fonctions
hospitalières exercées et d'autre
part les diplômes universitaires obtenus,
en faisant bien ressortir les éléments
directement liés à la Biophysique.
L'intitulé exact des diplômes est
précisé. Le candidat rappelle ensuite
sa situation actuelle, en particulier la date
exacte de prise de fonction pour les A.H.U. et
les éventuels changements intervenus. Viennent
ensuite les trois chapitres : enseignement,
activité hospitalière, recherche.
Pour
l'enseignement, indiquez la nature des cours (EM,
ED ou TP) effectués, le volume horaire
annuel en mentionnant le nombre et le niveau de
ceux auxquels ils s'adressent et depuis quand
vous les assurez. Il est préférable
de distinguer les enseignements universitaires
à la Faculté de Médecine
de ceux effectués dans d'autres Facultés
voire en dehors de l'Université.
Pour
l'activité hospitalière, présentez
et développez par thèmes les différents
pôles d'intérêt, les collaborations
établies et les domaines de l'activité
de routine. Parlez des résultats obtenus
avant d'aborder les développements envisagés.
Insistez sur les originalités.
Le
volet le plus important du triptyque doit être
réservé aux activités de
recherche. Ne vous limitez pas à une simple
liste de vos travaux. Présentez pour chaque
domaine une synthèse des buts poursuivis
et des moyens mis en œuvre. L'exposé doit
être rigoureux mais accessible, vos rapporteurs
n'étant pas toujours des spécialistes
de votre domaine. Evitez les sigles trop nombreux,
ou non définis. D'une manière générale,
utilisez les mêmes critères que pour
une publication. Référencez vos
publications dans le corps de l'exposé
écrit.
Les
publications doivent être ordonnées
selon les rubriques : publications dans des revues
internationales à comité de lecture,
publications dans les autres revues scientifiques,
publications dans des revues d'intérêt
général, publications à caractère
didactiques, ouvrages (collectifs ou non), communications
dans des congrès internationaux (en précisant
orales ou affichées), autres communications
(orales ou affichées) collaborations avec
l’industrie, brevets, contrats. Leur classement
est établi au choix du candidat :
ordre chronologique et/ou thématique. Il
est bien entendu de l'intérêt de
son candidat de présenter l'intégralité
de ses publications, toutefois un juste équilibre
est à faire entre les publications de premier
et de second rang. Il est utile que le candidat
mette en évidence en un paragraphe isolé
une liste de la dizaine de publications qu'il
aura sélectionnées comme étant
les plus représentatives de ses travaux.
Enfin,
un bref exposé d'éventuelles responsabilités
administratives ou collectives est bienvenu :
il souligne l'insertion du candidat.
Si
beaucoup d'éléments du dossier sont
indispensables dans tous les cas, il peut être
judicieux de préparer une version différenciée
du dossier selon chacune des instances, universitaire,
hospitalière ou pour le jury du C.N.U..
Ceci facilitera la tâche de vos rapporteurs
et pourra être un élément
favorable supplémentaire.
6/
LES RAPPORTEURS
Nous
avons déjà évoqué
la possibilité que des rapporteurs soient
désignés par les Commissions des
Effectifs (Faculté et/ou Hôpital).
Selon les sites, ces rapporteurs entreront en
contact ou non avec vous. Pour la Faculté,
le rapporteur a à sa disposition, en plus
de votre dossier, une demande argumentée
du poste par le responsable de la discipline qui
définit les objectifs de son enseignement,
présente l'effectif du personnel enseignant
en activité, précise le profil du
poste qu'il sollicite et indique le nom du candidat
pressenti pour ce poste. Pour l'Hôpital,
on demande au Chef de Service d'exposer les objectifs
médicaux de son service, de rappeler l'effectif
médical et ses occupations et de fournir
les indices d'activité de son service (nombres
d'actes effectués, prix de revient moyen,
comparaison avec d'autres services...).
Aujourd’hui l’accord du Chef de Pôle
est nécessaire à cette étape.
Il
est donc utile de bien situer vos travaux par
rapport à ceux effectués dans votre
structure, tant au plan de l'enseignement que
des fonctions hospitalières, (même
si les demandes de création du poste ne
sont pas supposées nominatives).
Venons-en
maintenant au rôle des rapporteurs pour
le C.N.U..
Deux
rapporteurs, membres du jury du C.N.U., sont désignés
pour chaque candidat par le Président de
la sous-section du C.N.U. et le représentant
des rangs B de la discipline. Un Professeur et
un Maître de Conférences sont désignés,
ils ne dépendent jamais de la même
Faculté que le candidat. Leurs noms et
coordonnées vous seront communiqués.
C'est à eux que doit être envoyé
le dossier complet avec l'ensemble des pièces
justificatives ; vous pourrez y joindre copie
des articles sélectionnés. Souvent
ils se déplaceront sur le site et demanderont
à vous rencontrer. Ils doivent en effet
disposer du maximum de documents et d'informations
afin de juger de toutes les facettes de vos activités.
Ces
entretiens permettront aux rapporteurs d'exposer
au jury les caractéristiques principales
de votre dossier et de rédiger par écrit
un avis justifié sur votre candidature.
7/
QUELQUES CRITERES DE JUGEMENT DU CNU (LISTE NON
EXHAUSTIVE)
· Il est important que le candidat, conscient
qu’il postule sur un poste d’enseignant
en Biophysique, mette en valeur dans son dossier
sa formation de base dans la discipline et sa
participation à son enseignement (ED et
TP pour les MCU, cours magistraux éventuels).
Si le candidat vient d’une autre discipline,
les motifs de son choix, ses collaborations avec
l’équipe locale et sa participation
à la vie de la discipline seront examinés
avec soin.
· Le Doctorat d’Université
n’est pas obligatoire mais il est souhaitable
de justifier d’un travail de recherche en
lien avec la discipline.
· Le nombre de publications exigées
dépend à l’évidence
du cursus du candidat et de son affectation préalable.
Leur qualité, la place du candidat parmi
les auteurs et le lien avec la discipline sont
prises en compte. Le facteur d’impact n’intervient
pas en tant que tel, sa valeur dépendant
fortement de la discipline, mais il est bien sûr
conseillé de publier dans les meilleurs
journaux de la discipline ou des disciplines cliniques
concernées. Une participation au journal
de la SFMN est appréciée (revues,
articles didactiques). Les communications orales
en premier auteur dans des congrès internationaux
témoignent de la capacité du candidat
à s’exprimer en public (et en anglais).
· Pour un candidat médecin, travaillant
dans un service de médecine nucléaire
mais non spécialiste, l’inscription
aux enseignements dispensés dans le cadre
du DES à l’Institut National des
Sciences et Techniques Nucléaires (INSTN)
à Saclay est très vivement recommandée.
Elle peut actuellement être demandée
dans le cadre de la procédure de «
reconnaissance des acquis en vue d’un changement
de spécialité ». Pour un changement
de spécialité et la prise en compte
d’acquis professionnels, le candidat doit
d’abord témoigner de son intérêt
pour la spécialité en justifiant
d’une pratique au minimum équivalente
à 12 mois d’activité plein
temps couvrant une activité généraliste
dans un ou plusieurs services de médecine
nucléaire. Ce préliminaire est validé
par un entretien oral du candidat avec un jury
national désigné par le Conseil
National d'Enseignement du DES, jury qui examine
en particulier l’aptitude du candidat à
interpréter 3 cas cliniques simples (tomoscintigraphie
myocardique, scintigraphie osseuse, scintigraphie
pulmonaire, scintigraphie thyroïdienne et
scintigraphie rénale).Cette étape
constitue le pré-requis à l’inscription
aux enseignements dispensés dans le cadre
du DES de médecine nucléaire à
l'INSTN. Le candidat aura, si nécessaire,
à compléter sa formation à
l’équivalent de deux ans temps plein
de stages effectués dans au moins deux
services de médecine nucléaire.
Les compétences ainsi acquises seront sanctionnées
par :
1. le contrôle des connaissances sous forme
d’un examen national, écrit et anonyme,
validant les enseignements des UV1-3, avec une
possible session de rattrapage,
2. la validation des stages sera garantie par
le coordonnateur interrégional,
3. la présentation d'un mémoire,
rédigé sous la forme d'un article
soumis à la revue de Médecine Nucléaire,
et soutenu oralement devant un jury national,
désigné par le Conseil National
des Enseignements du DES, qui interroge le candidat
sur l’ensemble de la spécialité,
validant ainsi l’ensemble des UV4-7. Comme
les DES de médecine nucléaire, l’étudiant
doit valider 5 optionnels parmi la liste représentant
l’UV8. In fine, le jury national transmet
ses conclusions auprès des autorités
compétentes.
Pour un candidat non médecin, il est nécessaire
de démontrer son implication en Biophysique
et /ou en médecine nucléaire, ou
dans des spécialités connexes :
recherche en Imagerie par Résonance Magnétique,
Biophysique sensorielle, Radiopharmacie, Radiophysique.
Le CNU risque d’être plus exigeant
sur la formation de base et les publications pour
ces candidats atypiques, qui doivent par ailleurs
être informés qu’ils ont peu
de chances de devenir un jour PU-PH en Faculté
de Médecine.
8/
LES USAGES
Votre
dossier doit être adressé aux membres
des différentes commissions (Faculté
et Hôpital). Le principe d'une visite de
présentation est une affaire d'usage local.
Renseignez-vous auprès de votre responsable
pour juger de son opportunité, voire de
l'ordre de préséance à respecter
pour ces visites. Il y a souvent un représentant
de votre discipline dans ces différentes
instances, n'hésitez pas à le contacter,
il est justement là pour vous informer.
Ne
négligez pas d'interroger le service du
personnel de la Faculté, en particulier
pour être informé des dates et délais
à respecter dans le dépôt
des différentes pièces administratives.
9/
LES MODALITES D.U. CONCOURS
Vous
serez averti de la date, de l'heure et du lieu
du concours par le Président du C.N.U..
Le
jury est constitué de 18 membres, 9 de
rang A, 9 de rang B titulaires. Les deux tiers
sont élus lors d'un scrutin national, le
tiers restant est nommé par le Ministère
en charge de l'enseignement supérieur.
Vous viendrez
le jour du concours avec tous les documents numériques
vous permettant de faire une présentation
claire de vos titres et travaux et des documents
concernant vos différents sujets de recherche.
Deux heures avant votre exposé, le président
du CNU ou son représentant vous remettra
une enveloppe contenant une question proposée
par vos rapporteurs, et portant sur l’un
de vos sujets de recherche. Vous serez ensuite
installé au calme pendant deux heures pour
préparer vos deux présentations
de 15 mn chacune, la forme électronique
étant recommandée. Votre exposé
de titres et travaux reprendra les principaux
thèmes du dossier décrit plus haut,
et précisera votre insertion dans l’équipe
où le poste est demandé. L’exposé
didactique a pour but, non de tester vos connaissances
puisque le sujet est directement en rapport avec
vos travaux, mais de juger vos qualités
didactiques. Il n'est pas nécessaire de
reprendre les bases élémentaires,
mais il faut insister sur les aspects les plus
originaux ou les plus prometteurs de vos travaux.
Pensez à équilibrer commentaires
et documents, et à simplifier l’exposé
de vos thèmes de recherche dans le premier
exposé, puisqu’une partie sera présentée
dans le second exposé. Calculez correctement
votre temps de parole, ni trop long ni trop court
!
A l'issue de cette présentation, les membres
du jury pourront vous poser des questions sur
un point particulier de votre travail ou sur ses
prolongements.
Le jury délibérera en dehors de
votre présence et un vote obligatoirement
à bulletin secret concrétisera les
opinions de chacun. Dernière attente :
il est d'usage que tous les candidats se soient
présentés avant que les résultats
ne soient rendus publics.
10/
L'ULTIME ETAPE : LA NOMINATION
Ça
y est, vous venez d'entendre le Président
du C.N.U. vous déclarer apte aux fonctions
que vous convoitiez. Félicitations ! Toutefois,
vous n'avez pas encore votre nomination en poche.
En effet, vous êtes nommé, non par
le C.N.U., mais par un décret des Ministres
après avis du Conseil d'U.F.R. et de la
C.M.E. dont dépend le poste et qui doivent
auparavant examiner votre candidature. Ces Conseils
se tiennent généralement en juin,
soit deux mois avant la prise de fonction prévue
au 1 er septembre. Il n'est pas habituel que le
candidat se présente lui-même à
ces réunions, il y est représenté
si besoin par le responsable local de sa discipline.
Souvent simple formalité quand le candidat
est issu de la faculté puisque les Conseils
ont déjà eu l'occasion d'étudier
son dossier, cette étape devient essentielle
quand le candidat vient de l'extérieur.
Exceptionnellement, la loi prévoit que
le jury du C.N.U. puisse reconnaître aptes
plusieurs candidats concourant pour un même
poste (certaines limitations sont toutefois prévues).
Il
revient alors au Conseil d'U.F.R. et à
la C.M.E. réunis en Conseil restreint aux
membres d'un rang au moins égal à
celui postulé, aidés de rapporteurs,
de départager ces candidats et de soumettre
leurs avis aux Ministères.
Ce
n'est qu'au terme de toutes ces épreuves
que vous recevrez, parfois longtemps après,
votre arrêté de nomination. Toutefois,
l'administration étant toujours plus prompte
à prendre qu'à donner, prévoyez
un délai avant de commencer à pouvoir
dépenser votre salaire.
Vous
êtes alors nommé pour une période
probatoire d'un an, au bout de laquelle, d'abord
la C.M.E., puis le Conseil d'U.F.R. réexamineront
votre dossier. Le(s) responsable(s) universitaire
et hospitalier, présentera le bilan de
votre année d'activités, en enseignement,
en recherche et à l'hôpital. Des
rapporteurs seront éventuellement désignés.
Si votre activité était jugée
insuffisante par l'une ou l'autre des instances,
il est prévu dans les textes que vous restiez
stagiaire une année supplémentaire
pour satisfaire à vos obligations, avant
d'être réintégré dans
votre corps d'origine ou définitivement
écarté.
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